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Jackson Pollock est né le 28 janvier
1912 à Cody aux États-Unis. En raison d'une
situation familiale particulièrement compliquée,
il change régulièrement de domicile pendant son
enfance : huit fois entre 1912 et 1928, en Californie et en
Arizona notamment. Son père était souvent absent
et sa mère très autoritaire.
En 1923, Jackson, âgé alors
de onze ans, visite une réserve d'Indiens ; il y
découvre les extraordinaires motifs abstraits de l'art dit
"Art primitif" des Indiens d'Amérique.
Durant l'été 1927, il montre
les premiers signes d'alcoolisme, l'art devient alors pour lui une
décharge d'émotions, dessiner lui permet
d'exprimer son univers intérieur, de libérer ses
angoisses et sa rage sur le papier. Pendant cette année il
suit les cours de la High School de Riverside avec
difficultés, il quitte d'ailleurs le collège en
1928. En septembre 1928, il s'inscrit à l'école
des arts appliqués mais il en est renvoyé pour
avoir critiqué l'enseignement qui y est dispensé
dans un journal étudiant. Il obtient tout de même
l'autorisation l'année suivante d'y suivre les cours de
modelage et de modèle vivant.
En juin 1930 il est emmené par un de
ses frères ainés, Charles au Pomona College en
Californie pour y voir des fresques peintes par Orozco. En septembre de
la même année, il s'installe avec ses
frères Franck et Charles à New York. Il s'inscrit
à la Art Students League of New York pour suivre des cours
du soir donnés par le peintre Thomas Hart Benton. Il
rencontre José Clemente Orozco, le peintre dont il a
découvert les fresques en Californie, qui travaille avec
Benton à la réalisation de fresques. Durant les
deux années qui suivent, il se réinscrit aux
cours de Benton en classe de peinture murale puis en modèle
vivant et composition murale.
Son père meurt en 1933 d'une crise
cardiaque. Durant le printemps et
l’été, il continue à se
former à la sculpture et travaille avec le tailleur de
pierre, Ahron Ben Shmuel.
En décembre 1937, il suit une cure de
désintoxication et commence une thérapie , la
première d'une longue série. Pollock se passionne
pour l'art primitif.
Jackson Pollock a produit plus de 700 oeuvres.
Ayant sombré à nouveau dans
l'alcool, et alors qu'il n'a plus rien produit durant les
dernières années de sa vie, il
décède dans un accident de voiture le 11
août 1956 dans la petite ville de Springs, située
à Long Island dans l'État
de New York.
Il a vécu dans une extrême
précarité durant la majeure partie de sa vie,
l'ironie du sort veut que sa toile n°5, peinte en 1948, soit
devenue l'œuvre la plus chère de tous les temps,
vendue de gré à gré (en
privé, sans enchères) en novembre 2006, pour la
somme de 140 millions de dollars.
Analyse
fractale de l'oeuvre
L'analyse fractale des oeuvres de Jackson Pollock
proposée par Taylor, Micolich,
et Jonas montre que le principe d'autosimilarité
statistique y est respecté. Cette analyse consiste
à vérifier par l'intermédiaire d'une
grille de N carrés posée sur la toile que la
proportion de motifs reste constante quel que soit le nombre de
carrés étudiés et donc quelle que soit
la taille des carrés. La peinture noire occupe 36 %
de la surface d'un carré, de deux carrés... ou de
n carrés. Il en est de même pour les autres
couleurs qui occupent 13 % de la toile. La dimension fractale
de densité d est égale à ~1,66. Dans Autumn Rhythm n°30,
d vaut 1,67.
La dimension fractale est constitutive de la
technique
de Jackson Pollock et non consécutive. Elle
définit de
manière mathématique le all-over. L'analyse a
ainsi
démontré que les premières
œuvres ont une
dimension supérieure à 1,1 et à la fin
de sa vie
1,7.
D'ailleurs Jackson Pollock détruit une
œuvre de dimension 1,9 qu'il juge mauvaise, trop dense alors
qu'il est filmé par Hans Namuth. Ainsi est
confirmée l'affirmation de Pollock selon laquelle :
« je ne... enfin... avec l'expérience...
il me semble possible de contrôler la coulée de
peinture, dans une large mesure, et je ne l'utilise pas... je n'utilise
pas l'accident... parce que je nie l'accident. » in
/ extrait de l'interview de Jackson Pollock par William
Wright en 1951 cité in Hans Namuth, L'Atelier de J.P, ed
Macula, 1979 [réf. nécessaire]
Cette analyse permet donc par exemple de
reconnaitre si une toile est de Pollock ou pas (dans le cas d'un faux),
la technique étant inimitable car même l'artiste
ne fait pas "exprès", c'est une chose propre à
lui même que sa manière de peindre.
oo
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